L’exploratrice artistique

Victoria Boissonnas, pseudonyme VICON, une artiste Suisse qui évolue au-delà des frontières 

VICON impose son univers créatif principalement en illustration, mais aussi par le biais de divers mediums comme la photographie, la performance ou la vidéo, qui lui permettent de développer ses créations autour de thèmes forts et engagés qui lui tiennent à cœur. 
Elle défend un art instinctif et émotionnel inspiré par la rencontre des corps et s’interroge souvent sur le rôle de l’enveloppe corporelle qui constitue et défini chaque être humain. 

Pour ses œuvres illustrées, VICON utilise la technique du one line drawing qui lui permet d’exprimer une suite narrative à travers ses dessins. 
Elle évoque son désir constant de se perdre durant le processus de création afin d’être confrontée à l’inconnu.

Nom : BOISSONNAS

Prénom : VICTORIA

Nom d’artiste : VICON

Profession : Étudiante en Master d’entreprenariat créatif à l’université de Goldsmiths à Londres.

Année de naissance : 1995

PC: Quelle est votre définition de la passion ?

V: Ma passion se reflète par un besoin constant de création à travers la réalisation d’un univers abstrait guidé par la technique du one line drawing qui questionne les rencontres entre les silhouettes et l’appartenance à l’enveloppe corporelle.

PC: Quelle est votre passion ?

V: J’ai accédé au monde créatif par le dessin, cependant j’ai très rapidement été séduite par l’exploration de la communication visuelle par le biais d’autres mediums tels que la photo ou la vidéo. Ma passion pour l’illustration s’est développée au cours des années et aujourd’hui rythme mon quotidien.

PC: Pouvez-vous nous expliquer votre passion ?

V: Ce qui me passionne dans mon travail c’est la création incontrôlée où l’on perd ses repères, le moment où l’on se retrouve face à soi même, l’instant où on lâche prise, quand un trait sur le papier devient simple reflet de la pensée et de l’esprit.

PC: Depuis quand êtes-vous passionné(e) ?

V: Après avoir vécu deux lourdes opérations de la colonne vertébrale, je me suis prise de passion pour le monde créatif. Sans en avoir pris conscience, le dessin a pris une place thérapeutique dans mon existence. À travers mes créations, j’ai pu refléter mes émotions et mes souffrances physiques. Par la suite, ce besoin de création est devenu essentiel et c’est pourquoi j’ai decidé d’essayer de faire de ma passion mon métier.

PC: Comment l’êtes-vous devenu(e) ?

V: Le premier visage en une ligne que j’ai realisé est apparu sur un mur en béton quand je gardais des enfants dans la partie italienne de la Suisse. J’ai percé un ballon de baudruche rempli d’eau et dessiné trois grands visages avec le jet de l’eau. Ces têtes sont devenues ma marque de fabrique, une sorte de mantra que je dessine pour me recentrer.

PC: Comment est-ce que vous cultivez votre passion ?

V: C’est à travers les voyages que j’ai continué à explorer ma passion en prenant mon carnet de dessins partout où j’allais. Cette passion pour la rencontre humaine et le partage se retrouve dans mes multiples carnets de croquis.

PC: Est-ce que vous désirez transmettre cette passion ?

V: Je suis actuellement en train de créer ma marque de produits illustrés VICON dans l’optique de promouvoir un accès simple à mes créations. Je souhaite aussi collaborer avec différents créateurs afin de confectionner des collections d’objets uniques qui mettraient en avant nos deux univers créatifs. 

L’idée de l’enseignement reste aussi très présente dans mon esprit. J’ai précédemment enseigné lors d’un de mes voyages au Brésil, une expérience intense. Je songe fortement à partager ma passion avec des enfants et des adultes à travers des ateliers dans un futur proche. Le bien-être et le sentiment de liberté que l’art m’ont procurés durant toutes ces années est quelque chose que je souhaite partager avec d’autres personnes.

PC: Quelles sont vos 3 réalisations préférées (dans le cadre de votre passion) ?

V: Pour commencer, je décide de me pencher sur deux réalisations genevoises.

La première, mon expérience murale pionnière dans le fameux centre culturel genevois, l’Usine. J’ai realisé des fresques murales pour les toilettes Femmes et Hommes en interchangeant les couleurs symboles habituellement attribuées aux genres pour marquer mon positionnement face à cette aberration qui subsiste encore aujour’hui. Mon dessin éphémère a pu exister durant une année et ce fut une expérience fabuleuse d’être représentée dans un lieu iconique de la culture genevoise. 

La seconde réalisation qui me tient à cœur est un projet récent que j’ai produit pour un collectif créatif qui s’est mobilisé pour orner un lieu emblématique et historique, le vélodrome de Frontenex. J’y ai peint une fresque de 25m2 entourée de plusieurs artistes durant l’été 2020. Peindre sur le sol, à très grande échelle, fut une expérience magnifique que j’aimerais beaucoup reproduire sur d’autres surfaces dans Genève, qui sait ?

Ma troisième réalisation est en cours de production le oneline vintage. Je déniche des pièces uniques en seconde main afin de les customiser en y ajoutant ma ligne VICON. Ces objets et vêtements peints à la main seront en vente pour le lancement de mon site en ligne. Ces collections limitées sont realisées afin de faire passer un message contre la surconsommation de produits neufs et montrer que l’objet de seconde main peut revivre, devenir unique et être une pièce d’art à lui seul.

Photographie prise par Sagar Gaut (@sagar_gaut) pour Yellow Pop neon (@yellowpop)
Photographie prise par Julie Strasser (@_juliestrasser) & Urban Art velodrome (@urban_art_velodrome)
Photographie prise par Julie Strasser (@_juliestrasser) & Urban Art velodrome (@urban_art_velodrome)
Photographie prise par Julie Strasser (@_juliestrasser) & Urban Art velodrome (@urban_art_velodrome)

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